<!doctype html> Lettre d'informations Valade & Transandine

 

 

 

« Découvrir des vins d’ailleurs, ce n’est pas renier sa culture, c’est entretenir sa passion »

Lettre d'informations - Novembre 2016

Les nouvelles du monde viticole et de nos producteurs

Championnat du monde de dégustation la RVF 2016 : La Chine devant la France !

Le 8 octobre dernier, 21 équipes provenant des 4 coins du monde se sont affrontées lors d'une dégustation à l'aveugle. Ils devaient déguster 12 vins pour lesquels il fallait découvrir le cépage, le pays, l'appellation, le producteur et le millésime. Un exercice difficile où les Chinois ont excellé puisque qu'ils ont remporté l'épreuve. La France n'a pas démérité en se classant deuxième, suivie par les Etats-Unis, la Belgique et l'Andorre.

Nous félicitons tous les participants de ce Championnat du monde de dégustation. Valade & Transandine était une nouvelle fois partenaire de cet évènement en proposant 6 vins de notre gamme : le Chenin sud-africain de David Sadie, le Chardonnay néo-zélandais d'Ata Rangi, le Riesling allemand de Wittmann, le Sangiovese toscan de Felsina, la Syrah australienne de D'Arenberg et le Pinot Noir californien de Ojai.

Gandolini, sur la plus grande marche du podium !

Le guide de référence en Amérique du Sud, le « Guía Descorchados 2017», vient d’élire avec 98 points, Gandolini Las 3 Marías Vineyards Cabernet Sauvignon 2011 comme Meilleur Vin Chilien, toutes catégories confondues, parmi l’ensemble des plus grands vins chiliens dégustés.

C’est une très grande reconnaissance pour Viña Gandolini. Né il y a 15 ans, (dont 2011 est le premier millésime) le projet était de produire un Cabernet Sauvignon de classe mondiale dans le Maipo, et se positionner comme une référence au Chili.

Le millésime 2013 que nous vous proposons n’apparaitra que dans le guide de l'année prochaine, mais aux dires des dégustateurs du guide, il est encore meilleur…

La production mondiale de vin diminue...

L'Organisation Internationnale de la Vigne et du Vin (OIV) a annoncé, le 20 octobre dernier, un recul de 5% de la production mondiale pour cette année. Pour justifier ce repli, les conditions climatiques sont mises en avant. Le Chili par exemple, voit sa récolte diminuer de 21% suite aux pluies de printemps tardives. L'Argentine, quant à elle, a fait de 2016 sa vendange la plus faible de ces 50 dernières années (-27%).

L'Italie se place toujours en tête des producteurs et des exportateurs, malgré une baisse de 2%. Elle est suivie par la France (-12%), l'Espagne (+1%), les Etats-Unis (+2%) et l'Australie (+5%). Ce dernier pays enregistre une augmentation de ses exportations de 10% selon Wine Australia. Mais ce n'est pas tout, les vins australiens les plus exportés sont les plus chers et tirent les ventes vers le haut. Par exemple, les exportations de bouteilles entre 30 et 49,99 $ (21 et 35 €) ont augmenté de 55% !

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Rencontre avec... Blair Walter, vinificateur de Felton Road en Nouvelle-Zélande

Central Otago est le vignoble le plus au Sud de la planète. Tout le monde pensait qu’il y faisait trop froid pour produire du vin, et c’est aujourd’hui probablement la région au plus fort potentiel de Nouvelle-Zélande. Pouvez-vous nous présenter ses particularités ?

Central Otago a un climat unique. Nous sommes la seule région en Nouvelle-Zélande qui possède un climat ‘semi-continental’ grâce à notre position au centre de l’île du Sud. Les massifs montagneux qui nous entourent sont comparables avec les Alpes du Sud. Toutes les autres régions viticoles de Nouvelle-Zélande sont proches de l’océan et ont donc une influence maritime. Nous avons des hivers froids, parfois enneigés, et des étés chauds, les températures atteignent 30°C et plus, mais nous avons toujours des nuits fraîches. Cette différence de température est la clef des saveurs et des aromes, elle préserve l’acidité et assure une période de murissement longue et lente.

Bien que le climat soit frais, nous avons une pluviométrie annuelle très basse (autour de 350 mm/an) et une faible humidité. A cela s’ajoutent de forts vents et une météo variable. C’est un avantage énorme pour empêcher les risques de maladies. De plus, il y a un niveau de radiation ultraviolet très haut qui contribue au processus de murissement et qui produit des saveurs intenses.De plus, nous remarquons qu’avec un âge des vignes croissant et des racines plus profondes, elles reflètent au mieux le terroir.

« C’est une région viticole récente qui a attiré des jeunes producteurs enthousiastes, 1987 étant le premier millésime. Il n’y a pas de grandes propriétés et chaque vigneron doit être entièrement dévoué pour produire des bons vins en Central Otago. Les producteurs sont tous très soudés et cela aide au développement rapide en qualité et en réputation »

Felton Road a choisi depuis de nombreuses années d’avoir une viticulture en biodynamie. Pourquoi cette démarche et quels sont les changements que vous avez pu remarquer dans le temps ?

Nous avons commencé à produire des vins bios en 2002 et nous avons développé la biodynamie l’année suivante. Nous voulions que nos vins soient la vitrine de leur terroir et il semble que la biodynamie soit le mode d’élevage par excellence pour atteindre cela. Les vins deviennent plus complexes, plus subtils, raffinés et équilibrés.

Ces caractéristiques les rendent moins ‘nouveau monde’ et cela nous aide pour l’exportation. Sur les 150 000 bouteilles que nous produisons, nous en exportons 75%. La Nouvelle-Zélande est un très petit pays avec seulement 4.5 millions de personnes. Pour cette raison, il est nécessaire pour nous d’exporter la majorité de nos vins. Et ne pas seulement les garder pour nos rugbymens !

Les différents vignobles de Felton Road sont très proches mais leurs terroirs varient. Quels sont leurs différences et qu’est ce cela apporte au vin ?

Il y a 6 kms qui séparent ‘Cornish Point’ du vignoble de ‘Elms’ où se trouvent Calvert et MacMuir. Tous ces vignobles ont des sols différents. Au sein des 325 hectares plantés dans la région de Bannockburn, il y a plus de dix types de sols distincts ! Nous avons les chaines de montagnes de 2000m d’altitude, avec les vallées, les fleuves et les terrasses qui les accompagnent. Cela sépare les sous régions de Central Otago. Pour cette raison, il est très difficile de généraliser.

Nous préférons les sols lourds et limoneux pour le Pinot Noir et nous plantons Chardonnay et Riesling sur les sols plus légers composés de gravier de schiste. Nous n’avons de calcaire, mais nous avons des niveaux élevés de carbonate de calcium dans nos sols, résultant du lessivage incomplet à cause des précipitations très basses. Nous sentons qu’il y a de plus en plus de minéralité qui s’exprime dans les vins maintenant.

Les vins de Felton Road sont fascinants et rivalisent avec l’excellence bourguignonne. Comment pouvez vous nous définir le Pinot Noir « style Blair Walter » ?

Ahhh, c’est une question intéressante! Nous ne voulons pas comparer l’un et l’autre car nous avons un climat et des sols très différents et, de plus, nous n’avons pas des siècles d’histoire et de tradition. Mais nous cultivons aussi le Pinot Noir et le Chardonnay, et grâce à notre climat frais (qui est souvent considéré comme similaire à la Bourgogne), les comparaisons sont inévitables. Nous aimons les grands vins du monde, et surtout de France !

A Felton Road nous veillons à ce que le vin soit lié à son lieu d’origine autant que possible. D’où, la viticulture biodynamique, la vinification avec des levures et des bactéries indigènes, pas de filtration, l’usage prudent du chêne neuf (la meilleure qualité française bien sûr !), et la mise en bouteille des vins d’un seul vignoble. Nous préférons quand les vins sont raffinés, honnêtes et précis plutôt que murs et vifs. La viticulture en Nouvelle-Zélande, et en Central Otago, est très récente et nous apprenons encore tout le temps. Nous avons l’impression que pour chaque nouveau millésime, les vins s'améliorent, grâce à cette connaissance. Nous avons quelques siècles à parcourir avant d'arriver à la perfection, mais nous espérons que nos clients conviennent que nous avons un potentiel prometteur...

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Un cépage, une région, un vin :

David & Nadia Sadie 'Paardebosch' Pinotage dans le Swartland

L'histoire viticole en Afrique du Sud est atypique. C'est l'un des premiers pays du 'Nouveau Monde' a avoir planté de la vigne, au milieu du 17ème siècle, notemment avec l'arrivée des huguenots français. Mais, comme la plupart des régions viticoles du monde, les vignobles furent détruits par le phylloxéra à la fin du 19ème siècle pour renaître autour de 1920. Ensuite, l'apartheid donna un sérieux gros coup de frein à la viticulture.

La renaissance viticole sud-africaine date réellement du début des années 90. C'est un vignoble historiquement jeune ! En seulement quelques années, plusieurs vignerons passionnés ont atteint une réputation mondiale en proposant des vins qualitatifs et prometteurs...

Le Pinotage a été créé en 1925 par Abraham Perold à l'université de Stellenbosch, proche du Cap : il s'agit d'un croisement du Pinot Noir et du Cinsault, ce dernier étant très répandu et appréciant le climat méditerranéen. Le Cinsault était alors appelé en Afrique du Sud ‘Hermitage’, d'où le nom de Pinotage. Sa surface de plantation a été multipliée par 12 depuis 1994.

Swartland signifie en Afrikaans 'Terre Noire'. Cette région viticole, rappelant les meilleurs terroirs d'Europe, est le nouvel eldorado des vignerons sud-africains. Ils ont ici redécouvert ce terroir pour faire des vins à leur façon, avec un succès certain. Il y règne un climat sec et sain, avec de nombreuses vieilles vignes qui ne demandent qu'à être redécouvertes. Ces pionniers se moquent volontiers des méthodes productivistes des grands domaines de production de masse aux vins fruités, dont le degré d'alcool s'envole.

« Le Pinotage c'est toute la finesse et l'élégance du Pinot Noir allié à la structure solide du Cinsault»

Avec sa carrure de rugbyman, David Sadie a grandi dans le Swartland avant de partir faire ses armes en Nouvelle-Zélande et en France, chez Yves Cuilleron. Sa cuvée Paardebosch est issue de vignes non irriguées plantées il y a 25 ans. Notes de cerise rouge avec des nuances de garrigues et un côté graphite. Le vin est juteux, bien équilibré sans excès de tanins. Un beau pinotage qui évite le style caricatural de ce cépage que l’on trouve encore bien souvent en Afrique du Sud.

Tous les mois, un membre de l'équipe vous dévoile son coup de coeur.

Odfjell 'Hereu' 2012... par Sébastien

Hereu n’est autre que le nom du maitre de chais qui vinifie ce vin : Arnaud HEREU. Il s’agit d’un assemblage de Syrah, Malbec et Carignan provenant de la Vallée Centrale.

Cette cuvée est surprenante par sa pureté. Chaque cépage a trouvé sa place : La finesse des tanins de la Syrah, le coté charnu du Carignan et l’intensité du Malbec. En bouche, le vin est gourmand tout en conservant une belle fraicheur. Le boisé est bien intégré dans l’ensemble. Bien qu’il s’agisse d’un millésime 2012, ce vin conserve toutes les caractéristiques d’un vin encore très jeune, ce qui laisse une belle perspective d’évolution pour cette cuvée Chilienne toute en précision.

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« Découvrir des vins d’ailleurs, ce n’est pas renier sa culture, c’est entretenir sa passion »

Valade & Transandine - Domaine de Lisennes - BP 11 - 33 370 Tresses - France

T. 05 57 19 17 52 - F. 05 57 19 17 53 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - www.transandine.fr

 

 

 

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